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SERVICE EXPERTISE

Pas-de-porte et droit d'entrée : qui les perçoit, comment ils sont taxés

  • Pas-de-porte versé au bailleur
  • Droit au bail versé au locataire sortant
  • Droit d'entrée en centre commercial
  • Qualification fiscale et comptable
  • Incidence sur la valeur locative

Trois sommes constamment confondues, qui n'ont ni le même bénéficiaire, ni la même nature juridique, ni le même sort fiscal. Nous les qualifions, les chiffrons et les défendons devant la partie adverse.

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Trois sommes, trois bénéficiaires

Pas-de-porte, droit au bail, droit d'entrée : quelle différence ?

Le pas-de-porte est versé au bailleur à l'entrée dans les lieux ; le droit au bail est versé au précédent locataire pour racheter son bail. Le premier rémunère l'accès au local, le second la valeur d'un loyer inférieur au marché. Le droit d'entrée désigne le pas-de-porte dans le vocabulaire des centres commerciaux.

Dans une même opération de reprise de local commercial, trois sommes peuvent circuler et elles portent des noms voisins : le pas-de-porte, le droit au bail et le droit d'entrée. On les emploie l'une pour l'autre dans les négociations, parfois dans les actes eux-mêmes. La confusion n'est pas seulement sémantique : elle change le bénéficiaire du paiement, le régime fiscal applicable à celui qui verse comme à celui qui encaisse, l'écriture comptable à passer, et jusqu'au montant du loyer que retiendra le juge neuf ans plus tard. Sur les 2 094 actifs que nous avons expertisés depuis 2011, les dossiers de bail commercial où ces trois notions sont correctement distinguées dans le contrat restent minoritaires.

Le critère de tri est pourtant simple et il ne souffre pas d'exception : il suffit de regarder qui encaisse. Le droit au bail est versé par le locataire entrant au locataire sortant ; c'est le prix de rachat d'un contrat dont le loyer est inférieur à la valeur locative de marché. Le pas-de-porte est versé par le locataire au bailleur, à la signature ; c'est le prix demandé par le propriétaire pour consentir le bail. Le droit d'entrée, enfin, n'est pas une troisième catégorie juridique : c'est le nom donné au pas-de-porte dans le vocabulaire des centres commerciaux et des grandes foncières, avec quelques particularités de pratique que nous détaillons plus bas.

Cette distinction commande tout le reste. Un droit au bail se mesure à partir de l'écart entre le loyer payé et le loyer de marché, capitalisé et corrigé d'un coefficient d'emplacement ; nous consacrons à cette méthode, à son barème et à son simulateur une page entière, l'évaluation du droit au bail. Un pas-de-porte, lui, ne s'évalue pas de la même façon : il se négocie, puis il se qualifie — et c'est sa qualification, écrite ou non dans le bail, qui décide de sa fiscalité, de son traitement comptable et de son sort au renouvellement. Pour la définition juridique de la notion elle-même et son régime de cession, voir notre page droit au bail.

Voir aussi le traitement comptable du droit au bail.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
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Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Nature juridique, fiscalité, valeur

Fiscalité et comptabilisation du pas-de-porte et du droit au bail

Le droit au bail : une créance du locataire sortant, jamais du propriétaire

Le droit au bail est la somme que le locataire entrant verse au locataire sortant pour racheter le contrat en cours. Elle ne transite jamais par le propriétaire, même si celui-ci doit le plus souvent intervenir à l'acte : les baux commerciaux contiennent presque tous une clause imposant son agrément et la garantie solidaire du cédant. Ce que l'acquéreur achète est un avantage locatif : un loyer contractuel durablement inférieur à la valeur locative au sens de l'article L145-33, celle que détermine une expertise en valeur locative, protégé dans la durée par le droit au renouvellement — la propriété commerciale. Sans cet écart, le droit au bail est économiquement nul, quelle que soit la qualité de l'emplacement : un bail au prix du marché ne vaut rien à racheter. C'est aussi pourquoi une cession de droit au bail seule se distingue d'une cession de fonds de commerce. La première ne transfère que le contrat ; la seconde y ajoute la clientèle, l'enseigne, le matériel et les contrats d'exploitation. La confusion est fréquente dans les compromis et produit des effets directs sur l'assiette des droits d'enregistrement comme sur le périmètre des garanties dues par le cédant.

Le pas-de-porte : supplément de loyer ou indemnité, la qualification décide de tout

Le pas-de-porte est versé au bailleur, à la signature, sans contrepartie matérielle immédiate. Deux qualifications lui sont reconnues, et une seule s'applique à un dossier donné. Première branche : il s'analyse en supplément de loyer perçu d'avance, parce que le loyer stipulé est inférieur à la valeur locative réelle du local. Il suit alors le régime du loyer — imposition du bailleur comme un revenu locatif, TVA lorsque le bail y est soumis, charge déductible étalée sur la durée du bail chez le preneur. Seconde branche : il constitue une indemnité, compensant pour le propriétaire une dépréciation de son bien ou rémunérant les droits que le bail confère au preneur, à commencer par la propriété commerciale. Il relève alors du régime des plus-values chez le bailleur, se situe hors du champ de la TVA, et s'immobilise chez le preneur sans amortissement. L'administration retient par principe la première qualification ; c'est à celui qui invoque la seconde d'en rapporter la preuve. La rédaction du bail — le mot employé, la contrepartie énoncée, la cohérence avec le loyer stipulé — est donc déterminante, et elle se prépare avant la signature, jamais après.

Le droit d'entrée en centre commercial : même mécanisme, autres usages

Chez les grandes foncières et dans les centres commerciaux, le pas-de-porte s'appelle droit d'entrée. Le vocabulaire change, le mécanisme non : la somme est versée au bailleur à la prise à bail et sa qualification obéit à la même alternative, supplément de loyer ou indemnité. Deux usages la distinguent toutefois de la pratique de pied d'immeuble. D'abord, la foncière la présente volontiers comme la contrepartie du flux de clientèle qu'elle apporte et des investissements de commercialisation qu'elle porte : c'est un argument de négociation, il n'emporte à lui seul aucune conséquence sur la qualification fiscale retenue, laquelle se lit dans la rédaction du bail. Ensuite, un second droit d'entrée est fréquemment sollicité à l'occasion d'un renouvellement ou d'une extension de surface, alors même que le preneur est déjà en place — configuration où la contrepartie doit être établie avec d'autant plus de soin qu'aucun accès nouveau n'est consenti. Reste la question du cumul : rien n'interdit qu'une opération supporte à la fois un droit au bail réglé au preneur sortant et un droit d'entrée réglé au bailleur, mais si le premier rémunère un loyer inférieur au marché, le second reprend une part de cet avantage au moment même où l'entrant le paie au sortant. Nous chiffrons systématiquement les deux flux ensemble, ramenés au loyer annuel.

Comptabilisation, amortissement et incidence sur la valeur

Au bilan du preneur, le droit au bail et le pas-de-porte qualifié d'indemnité s'inscrivent au même endroit : le compte 206 du plan comptable général, immobilisation incorporelle en principe non amortissable, susceptible seulement d'une dépréciation lorsque l'avantage locatif se réduit — ce qui survient mécaniquement quand la valeur locative de marché baisse ou après un déplafonnement. Le pas-de-porte qualifié de supplément de loyer, lui, ne s'immobilise pas : il se déduit, réparti sur la durée du bail. Côté valeur, ces sommes ne sont jamais neutres. Un pas-de-porte traité en supplément de loyer majore le loyer réellement acquitté, et la jurisprudence admet couramment qu'il en soit tenu compte lors de la fixation du loyer de renouvellement. À l'inverse, lorsque le bail prend fin sans renouvellement, c'est la valeur du droit au bail — et non le pas-de-porte versé neuf ans plus tôt — qui pèse dans le calcul de l'indemnité d'éviction de l'article L145-14. Enfin, un bail dont le loyer est durablement inférieur au marché pénalise la valeur des murs : c'est l'un des points que traite l'expertise en valeur vénale d'un immeuble occupé.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Qualifier avant de chiffrer

Nous partons du contrat, pas du chiffre annoncé. Bail d'origine et avenants, actes de cession successifs, quittances, écritures comptables des deux parties : l'objectif est d'établir ce qui a été versé, à qui, et sous quelle dénomination. Un pas-de-porte comptabilisé en produit locatif chez le bailleur et immobilisé au compte 206 chez le preneur signale une incohérence dont il faudra tirer les conséquences. Cette étape conditionne tout le reste : une somme mal qualifiée ne peut pas être chiffrée correctement.

2

Établir la valeur locative de marché

L'avantage locatif se mesure par différence, donc la valeur locative doit être établie avec la même rigueur qu'une expertise autonome. Nous appliquons les critères de l'article L145-33 précisés aux articles R145-3 à R145-10 : caractéristiques du local, destination, obligations respectives des parties, facteurs locaux de commercialité, prix couramment pratiqués dans le voisinage. Nos comparables proviennent de notre observatoire des loyers commerciaux, mis à jour mensuellement, complétés par les baux réels du secteur dont nous disposons.

3

Chiffrer, ventiler, rapprocher

Le différentiel annuel est ensuite capitalisé sur la durée résiduelle du bail et corrigé par notre barème de coefficients d'emplacement. Nous ventilons ce qui doit l'être — droit au bail, éléments du fonds, matériel — puis nous consolidons l'ensemble des flux d'entrée, pas-de-porte et engagements annexes compris, ramenés en mois de loyer annuel. Ce ratio unique est l'outil de négociation : il compare des opérations que les montants bruts rendent incomparables.

4

Remettre un rapport opposable

Le rapport nomme la base de valeur retenue, expose les méthodes appliquées et celles qui ont été écartées, annexe chaque comparable daté et ajusté, et énonce ses réserves. Il est signé par un expert identifié, membre RICS, et rédigé pour être discuté : par un bailleur, un acquéreur, un conseil, un vérificateur ou un juge. Nous restons disponibles pour le soutenir en réunion contradictoire ou pour répondre par écrit aux observations de la partie adverse.

Cas concrets de bail commercial

Quand la qualification de ces sommes devient décisive

Ces trois sommes ne posent pas de difficulté tant qu'aucun litige ne survient. Le problème surgit au renouvellement, à la cession, au contrôle fiscal ou à l'éviction, quand il faut prouver ce qui a été payé, à qui, et pourquoi. Voici les six configurations que nous rencontrons le plus souvent dans nos missions de bail commercial.

Reprise d'un local occupé : le sortant réclame une somme, le bailleur aussi

Le repreneur découvre en fin de négociation qu'il doit payer deux fois : une somme au commerçant en place pour la cession du bail, une autre au propriétaire à l'occasion de l'agrément. Le second versement n'a de fondement que s'il est prévu au bail ou accepté par avenant, et s'il a une contrepartie énoncée. Nous intervenons avant la signature : lecture de la clause de cession et de la garantie solidaire du cédant, chiffrage de l'avantage locatif réellement transmis, puis calcul du coût total d'entrée ramené en mois de loyer. C'est ce ratio, et non le montant brut affiché, qui permet de savoir si l'emplacement est payé au prix du marché ou si l'opération finance deux fois la même chose.

Local vacant reloué : un pas-de-porte demandé sur un marché tendu

Quand le local est libre, il n'y a pas de locataire sortant, donc pas de droit au bail : la seule somme en jeu est le pas-de-porte, et la discussion porte sur deux points, son montant et sa qualification. Sur les artères les plus recherchées, les ordres de grandeur que nous observons dans nos missions se situent couramment entre quelques mois et deux années de loyer annuel hors taxes et hors charges, avec des montants quasi nuls dès que l'on s'éloigne des emplacements numéro un — ce sont des observations de terrain, jamais un barème. Nous rapprochons la demande du bailleur du loyer stipulé : un loyer déjà au niveau du marché assorti d'un pas-de-porte élevé signale une double facturation du même avantage, argument utile en négociation.

Centre commercial : le coût réel d'occupation derrière le droit d'entrée

En galerie, le droit d'entrée ne se juge jamais seul, parce qu'il s'accompagne d'engagements annexes qui pèsent lourd : participation aux travaux de raccordement, budget d'aménagement imposé, adhésion à l'association des commerçants, loyer binaire assis sur le chiffre d'affaires avec minimum garanti. Nous consolidons l'ensemble en un coût d'occupation annuel unique, comparé au taux d'effort supportable par l'activité. C'est la seule manière d'arbitrer entre deux emplacements dont l'un affiche un droit d'entrée élevé et un loyer modéré, l'autre l'inverse : pris isolément, aucun des deux chiffres ne veut dire grand-chose. Cette consolidation sert aussi plus tard, quand il faudra démontrer le niveau de loyer réellement supporté.

Renouvellement : faire valoir le pas-de-porte versé neuf ans plus tôt

Au moment de fixer le loyer du bail renouvelé, le bailleur raisonne sur le loyer contractuel et oublie volontiers la somme encaissée à l'entrée. Si ce pas-de-porte s'analyse en supplément de loyer perçu d'avance, la jurisprudence admet couramment qu'il en soit tenu compte pour apprécier le prix réellement acquitté, ce qui réduit d'autant la marge de progression revendiquée. L'argument suppose de reconstituer le dossier : rédaction du bail d'origine, cohérence entre le loyer stipulé et la valeur locative de l'époque, traitement comptable retenu de part et d'autre. Il se combine avec l'analyse des critères de l'article L145-33 et, le cas échéant, avec la question du déplafonnement du loyer commercial.

Cession de fonds de commerce : ventiler le prix entre fonds, droit au bail et matériel

Un prix global de cession n'est pas neutre fiscalement. La ventilation entre clientèle, droit au bail, enseigne et matériel commande l'assiette des droits d'enregistrement, le calcul de la plus-value du cédant et l'amortissement possible chez le cessionnaire : le matériel s'amortit, le droit au bail non. Une ventilation manifestement décalée par rapport à la réalité économique expose à un redressement pour insuffisance de prix. Nous produisons une évaluation motivée de chaque poste, en isolant l'avantage locatif par la méthode du différentiel de loyer, ce qui donne au rédacteur de l'acte une base défendable plutôt qu'une répartition forfaitaire décidée à la dernière minute.

Refus de renouvellement : ce qui est indemnisé et ce qui ne l'est pas

Lorsque le bailleur refuse le renouvellement, l'indemnité de l'article L145-14 répare la perte du fonds ou, à défaut, le déplacement de l'activité, augmentée des indemnités accessoires. Le droit au bail y figure comme composante de la valeur perdue, parfois comme plancher de l'indemnisation lorsque l'indemnité de remplacement est inférieure. En revanche, le pas-de-porte versé au bailleur à l'entrée n'est ni restitué ni ajouté à l'indemnité : tout au plus l'invoque-t-on comme indice du loyer réellement supporté lorsqu'il s'analysait en supplément de loyer. Jusqu'au départ effectif, le preneur reste dans les lieux contre une indemnité d'occupation au sens de l'article L145-28, dont le calcul obéit à ses propres règles.

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VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur le pas-de-porte et le droit d'entrée

Le bénéficiaire. Le pas-de-porte est versé au bailleur à la signature du bail : c'est le prix demandé par le propriétaire pour consentir le contrat. Le droit au bail est versé au locataire sortant par le locataire entrant : c'est le rachat d'un bail dont le loyer est inférieur à la valeur locative de marché. Les deux peuvent coexister dans une même opération, mais ils n'ont ni la même nature juridique, ni le même régime fiscal, ni le même sort en fin de bail.
Non. Le pas-de-porte n'est pas un dépôt de garantie : il est acquis définitivement au bailleur dès son versement et ne donne lieu à aucune restitution au départ du locataire, y compris en cas de refus de renouvellement. Ce que le preneur peut valoriser en sortie, c'est la valeur de son droit au bail, cédée à un repreneur ou intégrée à l'indemnité d'éviction de l'article L145-14 si le bailleur refuse le renouvellement. La somme versée à l'entrée, elle, a été consommée par la jouissance des lieux.
Cela dépend de sa qualification. Analysé en supplément de loyer perçu d'avance, il suit le régime du loyer et supporte la TVA lorsque le bail y est soumis, de plein droit ou sur option du bailleur. Analysé en indemnité compensant une dépréciation du bien ou la contrepartie des droits conférés au preneur, il se situe hors du champ de la TVA. L'administration retient par principe la première qualification : c'est la rédaction du bail, et la cohérence entre le loyer stipulé et la valeur locative réelle, qui permettent de soutenir la seconde.
Non. Aucun texte ne l'impose : c'est une pratique de marché, entièrement libre, qui n'apparaît que là où la demande de locaux excède l'offre. Il se refuse et se négocie comme n'importe quel élément du prix, à condition d'identifier sa contrepartie : soit le loyer stipulé est inférieur à la valeur locative et la somme rattrape l'écart, soit le bail confère au preneur un avantage particulier que le bailleur entend faire payer. Si aucune des deux hypothèses ne se vérifie, la demande n'a pas de justification économique et doit être discutée.
Oui, lorsqu'il s'analyse en supplément de loyer. La valeur d'un droit au bail tient à l'écart entre le loyer réellement supporté et la valeur locative de marché : si une fraction du loyer a été réglée d'avance sous forme de pas-de-porte, le loyer économique est supérieur au loyer inscrit au bail et l'écart se resserre d'autant. Un repreneur qui raisonne sur le seul loyer contractuel surévalue donc ce qu'il rachète. La méthode complète, le barème de coefficients d'emplacement et le simulateur figurent sur notre page consacrée à l'évaluation du droit au bail.
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