Réal Group

SERVICE EXPERTISE

Droit au bail en comptabilité : compte 206, non-amortissement et dépréciation

  • Compte 206 du plan comptable général
  • Principe de non-amortissement
  • Test et déclencheurs de dépréciation
  • Cession, fin de bail et TVA
  • Valeur d'expertise opposable

Le compte 206 accueille un actif que le plan comptable interdit d'amortir. Reste à en justifier la valeur à chaque clôture : voici les règles, les déclencheurs de dépréciation et les preuves attendues.

Le Duff
Covivio
Harmonie Mutuelle
Keys
UCANSS
Groupama GE
Restaurants du Coeur
Compagnons du Devoir
SNCF
La Poste Immobilier
Renault
Mutuelle de Poitiers Assurances
Mutualia
MNH
Bordeaux Métropole
MGEN
SCET
Les Mousquetaires
Crédit Agricole
Duclot
inCité
Essorr
CA Indosuez
Finances publiques
Groupama Centre Manche
Compte 206 du PCG

Pourquoi le droit au bail ne s'amortit-il pas ?

Le droit au bail s'inscrit à l'actif au compte 206 du plan comptable général, parmi les immobilisations incorporelles. Il ne fait l'objet d'aucun amortissement : le statut des baux commerciaux ouvre un droit au renouvellement, sa durée d'utilisation n'est donc pas déterminable. Seule une dépréciation, testée à la clôture dès qu'un indice de perte de valeur apparaît, peut réduire sa valeur nette.

En comptabilité, le droit au bail est une immobilisation incorporelle inscrite au compte 206 du plan comptable général, et il n'est jamais amortissable : sa durée d'utilisation n'est pas déterminable. C'est la réponse aux deux questions qui reviennent à chaque clôture — quel compte comptable pour le droit au bail, et quel amortissement du droit au bail retenir. La seconde n'appelle aucun plan, mais un test : celui de la dépréciation. Ce qui rend le sujet délicat n'est donc pas l'écriture d'entrée, presque toujours correcte, mais tout ce qui vient ensuite — la dépréciation, la sortie de l'actif, la TVA, et la justification de la valeur retenue face au commissaire aux comptes.

Un droit au bail n'apparaît au bilan que s'il a été acheté : versé au locataire sortant lors d'une cession, ou payé au bailleur sous forme de pas-de-porte lorsque celui-ci rémunère un avantage patrimonial et non un supplément de loyer. Un bail signé aux conditions du marché, sans contrepartie financière, ne génère aucune écriture d'actif, quelle que soit la valeur économique réelle de l'emplacement. Cette asymétrie explique que deux commerces voisins, aux conditions locatives comparables, présentent des bilans très différents. Comprendre ce que recouvre exactement la notion — la définition du droit au bail et sa frontière avec le fonds de commerce — est le préalable de tout traitement comptable correct.

La valeur inscrite est figée au coût d'acquisition ; la valeur réelle, elle, suit le marché locatif. Elle progresse quand le loyer contractuel décroche de la valeur locative de marché, elle s'érode quand un déplafonnement, une révision ou une perte de commercialité referment cet écart. Le jour où il se referme, l'immobilisation devient surévaluée au bilan et l'auditeur le relèvera. C'est à ce moment que l'évaluation du droit au bail par un expert indépendant devient une pièce comptable à part entière : elle chiffre la valeur actuelle à la date de clôture et donne à la dépréciation la justification objective que réclament le commissaire aux comptes comme l'administration fiscale.

Voir aussi pas-de-porte, droit au bail et droit d'entrée.

PARLONS DE VOTRE BESOIN

Présentez votre projet

Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.

Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Bordeaux, Gironde et France entière.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

Besoin d'un échange direct ? Notre équipe vous accompagne depuis Bordeaux sur toute la Gironde et partout en France au 05 56 81 66 30.

Parler à un expert

Réponse sous 24h par un interlocuteur dédié

Sans engagement · Réponse sous 24h

Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Le traitement comptable et fiscal

Comment comptabiliser le droit au bail au compte 206 ?

Compte 206 : ce qu'on y inscrit, et à quelle valeur

Le compte 206 « Droit au bail » n'est mouvementé que si une somme a effectivement été versée pour obtenir la jouissance du local : indemnité payée au locataire sortant lors d'une cession de bail, ou droit d'entrée versé au bailleur lorsqu'il rémunère un avantage patrimonial et non un complément de loyer. Cette qualification est le premier arbitrage, et il n'est pas neutre : requalifié en supplément de loyer, le même versement devient une charge étalée sur la durée du bail au lieu d'une immobilisation. Le coût d'entrée comprend le prix payé ; les frais accessoires — honoraires de rédaction d'acte, commission d'intermédiaire, droits d'enregistrement — sont soit incorporés à ce coût, soit passés en charges, sur une option qui doit rester cohérente pour l'ensemble des immobilisations. Lorsque l'activité exercée dans le local est exonérée de TVA — santé, enseignement, certaines activités financières —, la taxe non récupérable vient grossir la valeur brute portée au 206. Enfin, le 206 ne doit jamais absorber le fonds commercial, qui relève du compte 207 et obéit à des règles d'amortissement différentes.

Pourquoi le droit au bail n'est pas amortissable

Le plan comptable général ne permet d'amortir un actif que si son utilisation est déterminable dans le temps, c'est-à-dire si l'on sait quand ses avantages économiques cesseront. Le droit au bail échoue à ce test : le statut des baux commerciaux ouvre au preneur un droit au renouvellement indéfiniment reconductible — à l'échéance, le bail se poursuit, se renouvelle, ou l'éviction est indemnisée. L'actif ne s'éteint donc pas par l'écoulement du temps. L'erreur la plus répandue consiste à retenir la durée du bail, neuf ans, comme plan d'amortissement : elle confond la durée du contrat en cours avec la durée d'utilisation du droit, qui lui survit. La comparaison avec le compte 207 est éclairante : le fonds commercial, présumé lui aussi non amortissable, peut être amorti sur dix ans par les petites entreprises au sens comptable, et la déductibilité fiscale temporaire ouverte aux fonds commerciaux acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025 n'a jamais concerné le droit au bail, précisément parce qu'il n'est pas amortissable. La valeur brute du 206 reste donc figée au coût d'acquisition, exercice après exercice.

Le test de dépréciation : déclencheurs, méthode, déductibilité

Puisque la valeur brute ne bouge pas, la seule variable est la dépréciation. Le plan comptable impose d'apprécier à chaque clôture s'il existe un indice de perte de valeur ; s'il en existe un, le test devient obligatoire. Les indices sont internes — chute durable du chiffre d'affaires du point de vente, décision d'abandonner l'exploitation — ou externes : hausse du loyer après révision ou renouvellement, recul de la valeur locative de marché, dégradation de la commercialité de la rue, vacance croissante des locaux voisins. Le test compare la valeur nette comptable à la valeur actuelle, définie comme la plus élevée de la valeur vénale et de la valeur d'usage ; un droit au bail n'ayant pratiquement pas de flux propres isolables, c'est la valeur vénale qui sert en pratique de référence. La dépréciation est réversible : elle se reprend si la situation s'améliore, ce qu'un amortissement n'aurait jamais permis. Fiscalement, une dépréciation régulièrement comptabilisée est déductible à condition d'être justifiée par des éléments précis et vérifiables. Une note interne constatant une baisse d'activité n'y suffit pas : c'est là qu'une évaluation du droit au bail indépendante change la nature du dossier.

Cession, fin de bail, TVA : les écritures de sortie

À la cession, le résultat se calcule par différence entre le prix reçu et la valeur nette comptable du 206. Pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés, la plus-value est imposée au taux normal. Pour une entreprise relevant de l'impôt sur le revenu, elle peut suivre le régime des plus-values professionnelles à long terme si l'actif est détenu depuis au moins deux ans — ce qui suppose que le droit au bail ait été isolé du fonds commercial dès l'acquisition. Côté TVA, la cession isolée d'un droit au bail par un assujetti agissant en tant que tel relève en principe de la taxe au taux normal ; intégrée à la transmission d'une universalité de biens, elle peut relever de la dispense applicable à ces transmissions, l'analyse devant être conduite au cas par cas. Les droits d'enregistrement suivent le barème progressif des cessions de fonds de commerce et incombent à l'acquéreur. En cas de résiliation ou de non-renouvellement, l'actif sort intégralement et sa valeur nette se constate en charge de l'exercice ; l'indemnité d'éviction éventuellement perçue est un produit à rattacher à l'exercice au cours duquel le droit à indemnité est acquis.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Valeur et date d'effet

Une expertise destinée à un dossier de clôture ne se commande pas comme une expertise de transaction. Nous fixons d'abord la valeur recherchée — valeur vénale du droit au bail, à l'exclusion du fonds commercial et des éléments corporels —, la date d'effet, qui doit être celle de la clôture retenue, et le destinataire du rapport : expert-comptable, commissaire aux comptes, ou administration en cas de contrôle. Ce cadrage détermine le périmètre et le niveau de justification attendu. Il est formalisé dans la lettre de mission, pièce que l'auditeur demandera systématiquement.

2

Auditer le bail et mesurer l'écart au marché

L'analyse porte ensuite sur le contrat : loyer effectif, charges refacturées, clauses de destination et de spécialisation, restrictions à la cession, échéances de révision et de renouvellement, travaux à la charge du preneur. Chacune de ces clauses valorise ou dévalorise le droit. En parallèle, une expertise valeur locative établit la valeur locative de marché du local par comparaison, en mobilisant les relevés de notre observatoire des loyers commerciaux. L'écart entre loyer payé et valeur locative de marché, apprécié à la date de clôture, fonde économiquement la valeur — et explique toute dépréciation.

3

Chiffrer par deux méthodes croisées

La valeur est arrêtée par recoupement. La première méthode capitalise l'avantage locatif — l'écart annuel entre valeur locative de marché et loyer contractuel — sur un horizon et à un taux argumentés au regard de la solidité du bail. La seconde compare le local à des transactions observées sur des emplacements équivalents, redressées par notre barème publié de coefficient d'emplacement ; le détail de ce calcul du droit au bail est exposé sur notre page dédiée. Les deux méthodes ne donnent jamais le même résultat : c'est l'explication de l'écart, et le choix motivé de la valeur retenue, qui rendent le rapport probant.

4

Livrer un rapport opposable et l'actualiser

Le rapport est rédigé aux standards RICS : hypothèses explicites, sources datées, méthodes détaillées, sensibilité de la valeur aux paramètres retenus. Il est directement annexable au dossier de clôture et conçu pour qu'un tiers puisse refaire le calcul. Nous restons disponibles pour répondre aux questions du commissaire aux comptes et, le cas échéant, défendre la valeur en cas de contrôle. Pour les portefeuilles de baux, une actualisation annuelle des seules lignes significatives permet de documenter les dépréciations comme leurs reprises, sans tout réexpertiser chaque exercice.

Cas concrets

Quand faut-il déprécier un droit au bail ?

Six situations que rencontrent les experts-comptables, les DAF et les commissaires aux comptes, et le traitement qu'elles appellent. Dans chacune, la difficulté n'est pas l'écriture mais la preuve de la valeur retenue.

Pas-de-porte versé au bailleur : charge ou immobilisation ?

Un preneur verse 60 000 € au bailleur à la signature. Tout dépend de ce que rémunère la somme. Si l'acte et l'économie du contrat en font la contrepartie d'un avantage patrimonial durable — loyer inférieur au marché, emplacement rare, aucune contrepartie de service — le versement s'immobilise au compte 206 et ne s'amortit pas. S'il s'analyse en un complément de loyer, il devient une charge étalée sur la durée du bail et suit le régime de TVA du loyer. La qualification se joue à la rédaction de l'acte, pas à la clôture : passé ce moment, un redressement porte sur plusieurs exercices.

Cession de fonds de commerce : ventiler le prix entre 206 et 207

Un fonds est acheté 420 000 € en bloc, l'acte ne ventile rien, l'acquéreur inscrit tout au compte 207. L'erreur est fréquente et coûteuse : le droit au bail compris dans le prix doit être isolé au compte 206, parce qu'il ne suit pas les mêmes règles que le fonds commercial et qu'il constitue souvent la part la plus liquide de l'actif repris. La ventilation doit reposer sur une évaluation du droit au bail à la date d'acquisition, comparant le loyer contractuel à la valeur locative de marché. Sans ce chiffrage, aucune dépréciation ultérieure ne pourra être isolée ni justifiée.

Renouvellement avec déplafonnement : l'indice de perte de valeur type

Le bail est renouvelé, le bailleur obtient le déplafonnement du loyer commercial et le loyer passe de 48 000 € à 72 000 € par an. L'écart entre loyer payé et valeur locative de marché, qui fondait la valeur du droit au bail, disparaît en une décision : l'actif inscrit au 206 devient surévalué. C'est l'indice de perte de valeur le plus net qu'un DAF puisse rencontrer, parce qu'il est objectif, daté et documenté par le mémoire en demande ou la décision du juge des loyers. Le test s'impose à la clôture suivante, et la dépréciation doit s'appuyer sur une valeur d'expertise postérieure au renouvellement.

Une rue qui décroche : commercialité et dépréciation partielle

Départ d'une locomotive, travaux lourds de voirie, report du flux vers un pôle périphérique : la commercialité d'une artère se dégrade sans qu'aucun événement juridique n'affecte le bail. Le chiffre d'affaires baisse, la valeur locative de marché du secteur recule, le droit au bail perd mécaniquement de sa valeur. Cet indice, extérieur à l'entreprise, est le plus difficile à documenter : il suppose des séries de loyers de marché relevées dans la durée. L'observatoire des loyers commerciaux de Réal Group, qui suit trois artères avec une mise à jour mensuelle, fournit la donnée de marché datée qu'un auditeur attend.

Bail résilié ou non renouvelé : sortir l'actif proprement

Le bailleur refuse le renouvellement, ou le preneur résilie à échéance triennale. Le droit inscrit au 206 disparaît : sa valeur nette comptable sort de l'actif et se constate en charge de l'exercice. Deux situations doivent être distinguées. Si le refus de renouvellement ouvre droit à une indemnité d'éviction, celle-ci constitue un produit à rattacher au bon exercice, le résultat de sortie se calculant par différence avec la valeur nette. Si le preneur part de son propre chef, la perte est sèche. Dans les deux cas, une évaluation contradictoire de ce que valait le droit à la date de sortie sécurise le montant comptabilisé.

Réseau de succursales : revue annuelle d'un portefeuille de baux

Une enseigne exploitant quarante points de vente porte au bilan une ligne 206 agrégée de plusieurs millions d'euros. Le commissaire aux comptes ne peut pas se satisfaire d'une justification globale : chaque droit au bail est un actif distinct, rattaché à un local, un loyer et un marché propres. La pratique qui tient l'audit consiste à segmenter le portefeuille — écart de loyer confortable, écart nul, zone de risque — et à ne faire expertiser chaque année que les lignes significatives ou porteuses d'un indice. Cette revue est aussi un outil de gestion : elle identifie les baux à céder tant qu'ils valent encore quelque chose.

RÉAL GROUP

Faire justifier la valeur d'un droit au bail par un expert indépendant

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur la comptabilisation du droit au bail

Non. Le plan comptable général réserve l'amortissement aux actifs dont l'utilisation est déterminable dans le temps. Le statut des baux commerciaux ouvrant au preneur un droit au renouvellement, la durée d'utilisation du droit au bail n'est pas limitée : aucun plan d'amortissement ne peut être établi, pas même sur les neuf ans du bail en cours, qui sont la durée du contrat et non celle de l'actif. La seule correction de valeur possible est une dépréciation, constatée après test lorsqu'un indice de perte de valeur apparaît à la clôture.
Au compte 206 « Droit au bail », en immobilisations incorporelles. Il n'est mouvementé que si une somme a été versée pour obtenir la jouissance du local : indemnité au locataire sortant lors d'une cession de bail, ou droit d'entrée au bailleur lorsqu'il rémunère un avantage patrimonial. Un bail signé aux conditions du marché sans contrepartie financière ne génère aucune écriture d'actif. Le coût d'entrée comprend le prix payé, majoré le cas échéant des frais accessoires et de la TVA non récupérable si l'activité exercée dans le local est exonérée.
Le compte 206 enregistre le seul droit au bail, c'est-à-dire la valeur attachée aux conditions locatives et à l'emplacement. Le compte 207 enregistre le fonds commercial : clientèle, enseigne, achalandage, savoir-faire. La distinction n'est pas formelle. Le fonds commercial peut, sous conditions, être amorti sur dix ans par les petites entreprises au sens comptable, alors que le droit au bail ne peut jamais l'être. Ventiler le prix d'acquisition entre les deux postes dès l'entrée conditionne le traitement des dépréciations et le régime de la plus-value de cession.
Oui, à condition d'être justifiée. Une dépréciation régulièrement comptabilisée après test est en principe déductible, mais l'administration attend des éléments précis et vérifiables : ce qui a changé, à quelle date, et de combien la valeur a reculé. Une baisse de chiffre d'affaires constatée en interne n'y suffit pas. Un rapport d'expertise indépendant, daté de la clôture, comparant le loyer contractuel à la valeur locative de marché et appuyé sur des références de transactions, constitue le mode de preuve le plus solide en cas de contrôle.
En principe oui lorsqu'elle est consentie par un assujetti agissant en tant que tel : la cession isolée d'un droit au bail relève de la TVA au taux normal. Lorsqu'elle s'inscrit dans la transmission d'une universalité de biens, typiquement une cession de fonds de commerce à un repreneur qui poursuit l'exploitation, la dispense applicable à ces transmissions peut jouer. L'analyse se mène au cas par cas avec le conseil fiscal. Indépendamment de la TVA, des droits d'enregistrement au barème des cessions de fonds de commerce restent dus par l'acquéreur.
Prêt à démarrer ?

Un projet immobilier ?
Nos équipes vous accompagnent dans votre projet immobilier.

Transaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.

Téléphone
05 56 81 66 30
Adresse
40 cours de l'Intendance, Bordeaux (33)