Au décès d'une personne, les héritiers doivent déclarer la valeur du patrimoine immobilier auprès de l'administration fiscale. Cette déclaration de succession doit être déposée dans un délai de six mois suivant le décès (article 641 du Code général des impôts). La valeur déclarée sert de base au calcul des droits de succession et conditionne l'équité du partage entre les héritiers.
Une évaluation objective est indispensable pour plusieurs raisons : calculer les droits de succession sur une base juste, parvenir à un accord entre héritiers sur la répartition du patrimoine, et se protéger contre un redressement fiscal. L'administration dispose en effet d'un droit de contrôle sur les valeurs déclarées (article L17 du Livre des procédures fiscales) et peut engager une procédure de rectification si elle estime la valeur sous-évaluée.
L'estimation réalisée par le notaire repose souvent sur un nombre limité de références et ne produit pas de rapport détaillé. Une expertise certifiée (RICS, Charte de l'Expertise en Évaluation Immobilière) fournit un document structuré, argumenté et opposable, qui protège les héritiers en cas de contestation.