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Combien vaut un camping ? Du chiffre d'affaires normatif à la valeur d'exploitation

  • Classement et saison
  • Chiffre d'affaires normatif
  • Nus ou locatifs
  • Foncier détenu ou concédé
  • Parc de mobil-homes

La valeur d'un camping ne se lit ni au nombre d'emplacements ni au prix des terrains voisins : elle se construit à partir de l'exploitation. Chiffre d'affaires normatif, taux d'effort, capitalisation, puis recoupement par les multiples observés sur le marché. Ce que chaque paramètre — classement, part de locatif, titre sur le sol, état du parc — retire ou ajoute au chiffre final.

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Valorisation d'un camping

Combien vaut un camping ?

Un camping se valorise sur son exploitation, et non au mètre carré d'emplacement : on reconstitue le chiffre d'affaires normatif, on en déduit le loyer que l'activité peut supporter, puis on capitalise ce loyer. Quatre paramètres commandent le résultat : le classement, la part d'emplacements locatifs, la propriété du sol et la longueur de la saison. Les multiples de marché ne servent qu'au recoupement.

Combien vaut un camping ? La question se pose à chaque transmission, à chaque demande de financement — où le prêteur commande sa propre expertise immobilière sur mandat bancaire — et à chaque déclaration fiscale, succession ou expertise immobilière pour l'IFI. Sur ce dernier terrain, la charge de la preuve appartient à l'administration : c'est à elle d'établir l'insuffisance d'une valeur déclarée, au terme d'une procédure contradictoire. Encore faut-il pouvoir lui présenter une méthode difficile à écarter. Or un camping ne vaut pas ce que vaut son terrain : c'est un actif d'exploitation, dont la valeur naît de la capacité de l'établissement à dégager durablement un excédent.

La méthode que nous appliquons part du chiffre d'affaires normatif : ce que l'établissement devrait encaisser compte tenu de son nombre d'emplacements, de sa typologie d'offre, de son classement, de ses équipements, de sa durée d'ouverture et des taux d'occupation observés sur son marché. Cette normalisation neutralise l'aléa d'une saison et les choix du gérant en place. Un taux d'effort d'exploitant, de l'ordre de 12 à 14 % du chiffre d'affaires, en déduit le loyer que l'activité peut supporter ; ce loyer est ensuite capitalisé entre 8,3 et 12,5 % selon l'emplacement, l'état du parc et la pérennité de l'exploitation, soit huit à douze fois le loyer normatif — une fourchette qui porte sur l'ensemble immobilier d'exploitation, terrain aménagé et constructions comprises, et non sur le fonds. Les méthodes d'évaluation immobilière classiques n'interviennent qu'en recoupement.

Les multiples que l'on entend citer sont des ordres de grandeur de marché, pas un barème officiel : ils servent à vérifier qu'un résultat n'est pas aberrant, jamais à le produire, et les fourchettes sectorielles applicables au fonds sont documentées sur notre page consacrée à la capitalisation de l'EBE. Ce qui fait réellement l'écart, sur un parc français de l'ordre de 7 400 établissements, tient à quatre paramètres : le classement et le tarif qu'il autorise, la part d'emplacements locatifs, la propriété du sol et la longueur de la saison. Entre un deux étoiles rural en emplacements nus et un cinq étoiles littoral massivement équipé, la distance se compte en multiples, pas en pourcentages. Réal Group conduit ces missions partout en France, fort de 2 094 actifs expertisés depuis 2011.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
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Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Les paramètres de la valeur

Qu'est-ce qui fait varier la valeur d'un camping ?

Du chiffre d'affaires normatif à la valeur : comment le chiffre se construit

La chaîne de calcul tient en trois maillons. Le premier reconstitue le chiffre d'affaires normatif à partir des caractéristiques physiques de l'établissement et des données de marché — tarifs moyens, taux d'occupation, jours d'ouverture — et non des seuls comptes du dernier exercice. Le deuxième applique un taux d'effort d'exploitant, de l'ordre de 12 à 14 % selon le classement, pour obtenir le loyer que l'activité peut supporter. Le troisième capitalise ce loyer entre 8,3 et 12,5 %, ce qui revient à retenir un multiple de huit à douze fois le loyer normatif : ce repère vaut pour l'ensemble immobilier d'exploitation — terrain aménagé, réseaux, constructions — et non pour le fonds, qui relève d'un multiple d'EBE. Illustration purement arithmétique : un trois étoiles réalisant 700 000 € de chiffre d'affaires normatif supporte un loyer de 91 000 € à 13 %, soit une valeur de 910 000 € une fois capitalisée à 10 % — dix fois le loyer, au milieu de la fourchette.

Emplacements nus ou locatifs : le ratio qui commande le chiffre d'affaires

Un emplacement nu et un emplacement équipé d'un mobil-home ne produisent ni le même revenu, ni la même marge, ni le même risque. Le second facture un hébergement et non une parcelle : son chiffre d'affaires par emplacement est nettement supérieur, mais il suppose un capital immobilisé et un renouvellement régulier du parc. La résidentialisation du secteur est structurelle : le nombre d'emplacements nus recule d'année en année quand celui des emplacements équipés progresse. Un établissement à 20 % de locatif et un établissement à 70 % de locatif, à nombre d'emplacements identique, n'appartiennent pas à la même classe d'actifs et ne se négocient pas au même prix. C'est le premier ratio à établir avant toute discussion de valeur.

Foncier détenu, terrain communal, délégation de service public : trois valeurs différentes

La propriété du sol est le paramètre qui déplace le plus violemment le résultat. Un exploitant qui détient son foncier réunit deux actifs distincts : un ensemble immobilier capitalisable et un fonds. Un camping exploité sur un terrain appartenant à une collectivité n'en détient qu'un seul, et pour la seule durée de son titre : délégation de service public, convention d'occupation ou bail selon le montage retenu. La valeur se limite alors aux droits résiduels et aux investissements non amortis. La durée restante, les conditions de renouvellement et le sort contractuel des ouvrages en fin de titre commandent tout le calcul. Un contrat arrivant à échéance à trois ans, sans visibilité sur sa reconduction, peut ramener la valeur du fonds à une fraction de ce qu'annoncerait le repère usuel.

Parc de mobil-homes, équipements et exposition climatique : ce qui rogne la valeur

Trois postes érodent silencieusement la valeur. L'âge du parc de mobil-homes d'abord : un parc vieillissant impose un plan de renouvellement qu'un acquéreur déduit du prix, et la valeur d'un hébergement mobile n'a rien de commun avec celle d'une construction. Les équipements ensuite : piscine couverte, espace aquatique et restauration soutiennent l'occupation et allongent la saison, mais leur état technique et leur mise aux normes se chiffrent. L'exposition climatique enfin : submersion marine, recul du trait de côte, inondation, sécheresse, et surtout le coût comme la disponibilité de la couverture d'assurance. Sur un actif littoral, ce risque cesse d'être théorique : il se traduit par une prime ajoutée au taux de capitalisation, donc mécaniquement par une valeur plus faible.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Reconstitution du CA normatif

Nous partons des caractéristiques physiques de l'établissement — nombre d'emplacements, ventilation entre nus et équipés, classement, équipements, durée d'ouverture — et des données de marché de sa zone : tarifs moyens pratiqués, taux d'occupation observés, saisonnalité réelle. Cette reconstitution donne le chiffre d'affaires que l'établissement devrait réaliser, indépendamment de la performance du gérant en place et de l'aléa d'un été. C'est le seul socle qui permette de comparer deux campings entre eux, et de ne payer ni la contre-performance d'un exercice ni la surperformance d'une saison exceptionnelle.

2

Retraitement de l'EBE

L'excédent brut d'exploitation publié n'est presque jamais l'excédent économique. Nous retraitons la rémunération du dirigeant et celle des membres de la famille à leur coût de marché, les loyers versés à une société liée, les charges non récurrentes, les subventions ponctuelles et le traitement comptable du parc de mobil-homes, dont les modalités d'amortissement faussent les comparaisons entre exploitations. Le résultat est un excédent reproductible par un repreneur normalement diligent, seul chiffre auquel un multiple puisse s'appliquer sans produire un résultat faux : le principe et les fourchettes sectorielles sont exposés sur notre page capitalisation de l'EBE. L'écart entre EBE affiché et EBE retraité constitue souvent l'essentiel de la négociation.

3

Loyer normatif et capitalisation

Un taux d'effort d'exploitant, situé selon le classement dans une fourchette de l'ordre de 12 à 14 % du chiffre d'affaires normatif, donne le loyer que l'activité peut supporter durablement. Ce loyer est ensuite capitalisé à un taux compris, selon l'emplacement, l'état du parc, la pérennité de l'exploitation et les risques identifiés, dans une fourchette usuelle de 8,3 à 12,5 % — soit huit à douze fois le loyer normatif, pour l'ensemble immobilier d'exploitation seul. Cette approche présente un avantage décisif en contradictoire : chaque paramètre est isolé, discutable et justifiable séparément, ce qu'un multiple global appliqué d'un bloc ne permet jamais.

4

Recoupement et rapport

Le résultat est confronté aux ordres de grandeur du marché — multiple d'EBE pour le fonds, multiple de valeur locative pour l'ensemble immobilier, prix constatés à l'emplacement — et, lorsque des références existent, aux transactions comparables. Un écart significatif n'invalide pas le calcul : il oblige à l'expliquer. Le rapport expose la méthode, les hypothèses, les fourchettes retenues et les limites, conformément à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et aux normes RICS. Il est signé par Guillaume Thériez, MRICS, et conçu pour rester soutenable en contradictoire devant un prêteur, un acquéreur ou l'administration : voir ce que contient notre rapport d'expertise immobilière.

Six profils, six lectures

Quel ordre de grandeur selon le profil de l'établissement ?

Six configurations rencontrées sur le terrain, où la même méthode aboutit à des valeurs très éloignées. À nombre d'emplacements comparable, l'écart tient au classement, au ratio de locatif, à la longueur de la saison et au titre détenu sur le sol.

Deux étoiles rural, emplacements nus

Tarif moyen bas, saison courte, occupation suspendue à la météo, part de locatif marginale : le chiffre d'affaires par emplacement reste faible et la marge fragile. La valeur se rapproche alors de celle du foncier et des aménagements, corrigée du potentiel de montée en gamme. C'est le profil où le taux de capitalisation retenu est le plus élevé, donc la valeur la plus basse, et où l'acquéreur achète surtout un projet.

Trois étoiles littoral en résidentialisation

L'établissement remplace progressivement ses emplacements nus par des mobil-homes locatifs. Le chiffre d'affaires progresse plus vite que le nombre d'emplacements, mais l'investissement en parc pèse sur la trésorerie et sur l'endettement. L'expert regarde le stade d'avancement du programme : un camping à mi-parcours se valorise sur son exploitation actuelle, pas sur la cible affichée par le vendeur.

Quatre étoiles avec espace aquatique

Piscine couverte, toboggans, restauration et animations allongent la saison et soutiennent le tarif. Le chiffre d'affaires par emplacement grimpe, et le taux de capitalisation se resserre. En contrepartie, la charge d'entretien et de mise aux normes des équipements est lourde et l'occupation devient sensible à l'offre concurrente du même bassin. C'est le segment le plus disputé par les groupes et les fonds.

Camping commercialisé sous marque ou en réseau

Une part du remplissage provient d'une enseigne ou d'un tour-opérateur. Il faut alors mesurer ce qui appartient à l'établissement et ce qui appartient au contrat : durée, commission, exclusivité, clause de sortie. Un remplissage massivement dépendant d'un tiers réduit la valeur du fonds, exactement comme pour une expertise d'un hôtel exploité sous contrat de gestion.

Exploitation sur terrain communal

Le sol appartient à la collectivité et l'exploitation repose sur un titre limité dans le temps. La valeur ne porte plus sur un ensemble immobilier capitalisable mais sur des droits résiduels et des investissements non amortis. La durée restante du titre est le premier chiffre à établir ; sans elle, aucun taux ni aucun multiple appliqué à l'exploitation n'a de signification.

Actif exposé à un aléa littoral ou d'inondation

Recul du trait de côte, zone de submersion, plan de prévention : le risque se traduit d'abord dans le coût et la disponibilité de l'assurance, ensuite dans le taux de capitalisation retenu. L'instruction se fait pièce en main, établissement par établissement ; notre page expertise immobilière d'un camping détaille ce traitement.

RÉAL GROUP

Nos engagements sur la valorisation d'un camping

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur le prix d'un camping

En recoupement seulement. Le multiple sert à vérifier qu'un résultat n'est pas aberrant, jamais à le produire, et il ne s'applique qu'à un EBE retraité : rémunération du dirigeant ramenée au marché, loyer imputé lorsque l'exploitant détient le sol, charges non récurrentes neutralisées. Appliqué à l'EBE publié, il donne un chiffre faux, et il peut l'être dans les deux sens. Ce qui déplace vraiment la valeur d'un camping est ailleurs : le classement et le tarif qu'il autorise, la part d'emplacements locatifs, la propriété du sol et la longueur de la saison. Les fourchettes de multiples par secteur sont détaillées sur notre page consacrée à la capitalisation de l'EBE.
Faiblement. Le prix rapporté à l'emplacement a le mérite de la simplicité et permet un premier tri, mais il ignore l'essentiel de ce qui fait la valeur : le classement et le tarif qu'il autorise, la part d'emplacements équipés, la durée d'ouverture, la présence d'un espace aquatique ou d'une restauration, et surtout le titre détenu sur le sol. Deux établissements de 180 emplacements peuvent afficher des valeurs sans commune mesure. Ce ratio s'utilise en fin d'analyse, pour situer un résultat parmi des transactions comparables, jamais comme point de départ d'une négociation.
Cela dépend de ce que porte l'acte, et le point se vérifie avant toute discussion de prix. Un mobil-home est un bien meuble : il peut appartenir à la société d'exploitation, être financé en location avec option d'achat, ou appartenir à des tiers qui louent une parcelle à l'année. Ces trois situations donnent trois valeurs très différentes pour un parc en apparence identique. L'expertise ventile donc la valeur entre les murs, le fonds d'exploitation et le parc d'hébergements, en précisant l'âge, l'état et le plan de renouvellement de ce dernier.
Moins qu'un camping dont l'exploitant détient le sol, et souvent beaucoup moins. Lorsque le terrain appartient à une collectivité, l'exploitant n'a pas d'ensemble immobilier à capitaliser : il détient un titre d'occupation à durée déterminée — délégation de service public, convention d'occupation ou bail selon le montage. La valeur porte alors sur les droits résiduels, sur les investissements non amortis et sur la probabilité de renouvellement du titre. La première chose à établir n'est donc pas le multiple applicable, mais la date d'échéance et le sort contractuel des ouvrages à cette date.
Parce que la taille n'est pas un paramètre de valeur, seulement un paramètre de volume. À nombre d'emplacements égal, quatre variables expliquent l'essentiel de l'écart : le classement et le tarif moyen qu'il autorise, la part d'emplacements équipés, la durée d'ouverture combinée au taux d'occupation réel, et le titre détenu sur le sol. S'y ajoutent l'état du parc de mobil-homes et l'exposition aux aléas climatiques. C'est pourquoi une valorisation sérieuse repose sur une expertise en valeur vénale construite sur l'exploitation, et non sur un ratio moyen appliqué à un nombre d'emplacements.
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