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SERVICE EXPERTISE

Comment choisir un expert immobilier : les 7 critères à vérifier avant de signer

  • certification RICS ou REV
  • indépendance vérifiable
  • assurance RCP en cours
  • Red Book et IVS
  • rapport probant et daté

Le titre d'expert immobilier n'est protégé par aucune loi : n'importe qui peut s'en prévaloir. Certification, indépendance, assurance, normes, rapport, expérience de l'actif, honoraires — la grille de vérification que nous appliquons à nous-mêmes, et le vrai arbitrage entre cabinet local et cabinet national.

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Un titre que personne ne protège

Comment choisir un expert immobilier ?

Sept critères permettent de choisir un expert immobilier : une qualification professionnelle vérifiable (RICS, REV/TEGoVA), une inscription judiciaire le cas échéant (ce n'est pas une certification), une indépendance réelle vis-à-vis de la transaction, une assurance RCP en cours, des normes citées (Red Book, IVS, Charte de l'expertise), un rapport daté et traçable, l'expérience de votre typologie d'actif et des honoraires forfaitaires arrêtés avant la mission.

Savoir comment choisir un expert immobilier commence par une donnée que peu de propriétaires connaissent : en France, le titre d'expert immobilier n'est protégé par aucune loi. Aucun diplôme obligatoire, aucun ordre professionnel, aucune inscription préalable. N'importe qui peut apposer le mot expert sur une carte de visite et rendre un document qu'il appellera estimation. La qualité d'une évaluation ne se déduit donc jamais de l'intitulé : elle se vérifie, point par point, sur des éléments matériels — une certification délivrée par un tiers, une assurance en cours de validité, des normes citées, une méthode démontrée. C'est exactement ce que fait un banquier, un notaire ou un magistrat avant d'accorder du crédit à un rapport.

La première confusion à lever oppose l'avis de valeur à l'expertise. Un agent immobilier titulaire de la carte professionnelle instituée par la loi Hoguet du 2 janvier 1970 rend un avis de valeur : un document commercial, le plus souvent gratuit, établi par un professionnel qui espère obtenir ou servir un mandat de vente. Il est utile pour fixer un prix de mise en marché ; il pèse peu devant un juge ou une administration, précisément parce que son auteur a un intérêt à l'opération. L'expertise en évaluation procède de l'inverse : un travail rémunéré au forfait par un client sans lien avec la transaction, qui motive sa valeur et engage sa responsabilité sur elle.

L'enjeu réel est donc la force probante du document. Partage successoral, divorce, déclaration d'IFI, apport en société, garantie bancaire, expropriation : dans chacun de ces cas, la valeur sera lue par un contradicteur qui cherchera la faille, et le seul rempart est la démonstration écrite qui la soutient. Un rapport amiable ne s'impose ni au juge ni à l'administration, qui conservent leur libre appréciation ; mais un rapport tracé, motivé et signé devient difficile à écarter, et c'est précisément ce qu'on lui demande. Les sept critères détaillés ci-dessous ne forment pas une grille théorique : ce sont les points réellement discutés dans les dossiers, ceux qui font tomber un rapport en contradictoire, et ceux sur lesquels nous nous exposons nous-mêmes à chaque mission. Réal Group conduit des expertises immobilières partout en France — 2 094 actifs expertisés depuis 2011, base CHRONO Réal Group arrêtée en 2026 — et publie le prix d'une expertise immobilière avant toute mission.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Bordeaux, Gironde et France entière.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

Besoin d'un échange direct ? Notre équipe vous accompagne depuis Bordeaux sur toute la Gironde et partout en France au 05 56 81 66 30.

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
La check-list, critère par critère

Comment reconnaître un vrai expert en évaluation immobilière ?

Quelles certifications un expert immobilier doit-il détenir ?

Deux qualifications professionnelles se contrôlent auprès de l'organisme qui les délivre. La certification RICS d'abord : le membre MRICS ou FRICS est soumis aux règles de conduite de l'institution, à une obligation de formation continue et au Red Book, le référentiel d'évaluation le plus exigeant du marché. La reconnaissance REV ensuite, portée par TEGoVA et délivrée par ses associations membres, qui atteste de la maîtrise des European Valuation Standards. L'inscription sur la liste des experts d'une cour d'appel relève, elle, d'une autre logique : c'est une inscription judiciaire décidée par la juridiction, précieuse quand le dossier est ou peut devenir contentieux, et ce n'est pas une certification — les deux ne sont ni équivalents ni interchangeables, comme le détaille notre comparatif de la différence entre expert agréé et expert assermenté. Quel que soit le titre annoncé, demandez le numéro : celui d'un expert immobilier agréé et certifié RICS se vérifie auprès de l'institution qui l'a délivré.

Comment vérifier l'indépendance d'un expert immobilier ?

L'indépendance ne se déclare pas, elle s'organise, et trois questions la testent. L'expert exerce-t-il par ailleurs une activité de transaction, de gestion ou de promotion sur les biens qu'il évalue ? C'est un conflit d'intérêts structurel, et l'argument central pour écarter un avis d'agence. Sa rémunération dépend-elle du résultat ? Des honoraires calculés en pourcentage de la valeur retenue, ou conditionnés à l'obtention d'un prêt, ruinent la crédibilité du rapport : l'expertise se facture au forfait, arrêté avant tout chiffrage. Enfin, une déclaration écrite d'absence de conflit d'intérêts figure-t-elle dans la lettre de mission et dans le rapport ? Son absence est un signal à elle seule.

Quelles normes d'évaluation l'expert doit-il appliquer ?

Aucun texte français n'impose le contenu d'un rapport d'expertise en évaluation privée : ce sont des référentiels professionnels qui fixent le standard, et un rapport sérieux cite les siens. Le Red Book de la RICS, les International Valuation Standards publiés par l'IVSC, les European Valuation Standards de TEGoVA et, en France, la Charte de l'expertise en évaluation immobilière. Ces référentiels attendent que soient énoncées la base de valeur, la date de valeur et les hypothèses retenues, et que les méthodes soient croisées : comparaison directe, capitalisation du revenu, coût de remplacement déprécié, bilan promoteur. Les normes ne suffisent pourtant pas, encore faut-il la pratique de l'actif. Une clinique, un camping, des murs monovalents ou un immeuble de rapport ne s'évaluent pas comme un appartement. Demandez combien de biens de votre catégorie le cabinet a traités l'an dernier, pas son effectif global.

Comment juger la qualité d'un rapport avant de choisir l'expert ?

Vous n'avez pas encore le rapport en main : ce sont donc les engagements écrits qui se contrôlent, et le bon réflexe est de faire inscrire cinq exigences dans la lettre de mission avant de signer. Un, la base et la date de valeur retenues, énoncées noir sur blanc. Deux, les méthodes qui seront mises en œuvre et croisées. Trois, la traçabilité des comparables — origine, date, source — de façon qu'un tiers puisse les retrouver. Quatre, les hypothèses, réserves et conditions limitatives, formulées et non sous-entendues. Cinq, la signature nominative d'un expert dont le titre se vérifie, avec la mention de son assurance de responsabilité civile professionnelle : aucune loi ne l'impose dans une activité non réglementée, et sans elle une erreur d'évaluation reste sans réparation possible. Ces cinq exigences sont celles qu'attendent les référentiels professionnels. Demandez en complément un rapport anonymisé portant sur un bien comparable au vôtre : c'est le meilleur échantillon de ce que vous achetez, et notre page consacrée au rapport d'expertise immobilière montre à quoi ressemble un livrable tenu.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Lettre de mission écrite

Avant toute visite, un document écrit fixe le périmètre : identité du client et des destinataires autorisés, finalité de l'évaluation, base de valeur retenue, date de valeur, étendue de la visite, pièces attendues, hypothèses de travail et honoraires forfaitaires. Ce cadrage n'est pas une formalité commerciale, c'est lui qui rend le rapport lisible et défendable, et qui interdit toute redéfinition de la mission en cours de route. Un expert qui n'en propose pas devrait vous alerter avant même la question du prix.

2

Visite et pièces du dossier

L'expert visite le bien, le mesure, relève son état d'entretien, son exposition, ses nuisances et la configuration réelle des surfaces. En parallèle, il réunit le dossier juridique : titre de propriété, baux et avenants, quittancement, règlement de copropriété, autorisations d'urbanisme, diagnostics, charges et taxe foncière. Une évaluation rendue sans visite existe — on parle alors d'expertise sur pièces — mais elle doit être annoncée comme telle dans le rapport, avec les réserves correspondantes. Le silence sur ce point est une faute.

3

Analyse et méthodes croisées

Aucune valeur solide ne repose sur une méthode unique. Selon la nature de l'actif, nous croisons la comparaison directe avec des mutations réellement conclues, la capitalisation du revenu net, l'approche par le coût de remplacement déprécié ou le bilan promoteur sur un foncier constructible. Les écarts entre méthodes ne sont pas dissimulés : ils sont expliqués, et l'un des résultats est retenu pour des raisons énoncées. C'est cette confrontation, et non le nombre de pages, qui fait la solidité d'une expertise.

4

Rapport signé et soutenable

Le rapport est signé nominativement par Guillaume Thériez, MRICS, qui dirige l'expertise chez Réal Group. Il énonce la valeur retenue, ses hypothèses, ses limites et sa sensibilité, cite les normes appliquées et mentionne l'assurance de responsabilité civile professionnelle du cabinet. Il est conçu pour être produit tel quel devant un notaire, un magistrat, un comité de crédit ou l'administration fiscale, et pour être soutenu en contradictoire si la valeur venait à être discutée.

Proximité ou spécialité

Cabinet local ou cabinet national : lequel choisir ?

La proximité géographique rassure, la spécialisation tranche. Voici comment l'arbitrage se pose réellement selon la nature du dossier, et pourquoi un réseau permet de ne pas avoir à choisir entre les deux.

Choisir un expert pour un bien unique : quels comparables exiger ?

La proximité a une valeur réelle : accès aux mutations récentes du secteur, lecture des micro-marchés d'une rue à l'autre, connaissance des projets d'aménagement. Vérifiez toutefois que l'expert dispose de comparables sur votre segment, et pas seulement d'une adresse dans la ville. Un cabinet installé à cinq cents mètres qui n'a jamais évalué votre typologie de bien n'apporte aucun avantage décisif.

Un patrimoine dispersé sur plusieurs régions

Multiplier les cabinets locaux, c'est multiplier les méthodes, les dates de valeur et les formats de rapport, pour un consolidé illisible par un commissaire aux comptes ou un investisseur. Un interlocuteur unique appliquant un protocole homogène sur l'ensemble des sites produit un portefeuille comparable ligne à ligne. Sur un patrimoine multi-sites, c'est un critère de choix à part entière.

Un actif atypique : hôtel, camping, clinique

Ici la spécialité prime sur la distance. Ces biens s'évaluent d'abord par le revenu qu'ils produisent, avec des taux de capitalisation et des ratios propres à chaque filière. Mieux vaut un expert du secteur situé à trois cents kilomètres qu'un généraliste voisin. Nos expertises immobilières par type d'actif détaillent ces méthodes filière par filière.

Une valeur destinée à un juge ou au fisc

Le rapport sera contesté : la traçabilité devient le premier critère. Origine des comparables, calculs reproductibles, hypothèses assumées, aptitude de l'expert à soutenir son travail en contradictoire. Une inscription judiciaire ou une certification largement reconnue pèse alors davantage que la connaissance fine du quartier, qui ne se plaide pas.

Une campagne annuelle pour un prêteur

Les établissements financiers attendent des valorisations périodiques, homogènes, rendues dans des délais courts et sous un format imposé. Le critère bascule vers la capacité de production et vers la certification acceptée par le comité de crédit. Un cabinet isolé sature vite sur ces campagnes ; un réseau absorbe les pics sans perdre l'homogénéité méthodologique.

Faut-il un expert local ou un réseau national ?

C'est notre réponse à ce faux dilemme. Réal Group appartient au Groupe ABC, réseau de 7 cabinets et 35 experts qui produit près de 1 800 expertises par an (réseau Groupe ABC, chiffres 2026). L'évaluateur qui se déplace connaît son marché ; la méthode et le format du rapport, eux, sont communs, et la certification RICS de nos experts vaut d'un bout à l'autre du territoire.

RÉAL GROUP

Nos engagements sur chacun des sept critères

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Choisir un expert immobilier : les questions que l'on nous pose

Oui pour caler un prix de mise en vente, non dès que la valeur sera lue par un tiers. L'estimation remise par l'agence qui détient le mandat est un outil de négociation, gratuit parce qu'il sert la commercialisation : son auteur a un intérêt direct à l'opération, et tout contradicteur le relèvera. Pour un partage successoral, un divorce, une déclaration fiscale ou une garantie bancaire, il faut une évaluation payée au forfait par un professionnel sans lien avec la transaction, motivée méthode par méthode et couverte par une assurance : c'est ce qui la rend probante et difficile à écarter. Sur les deux métiers, voir la différence entre expert immobilier et agent immobilier.
Six mentions au minimum. L'identité du client et des destinataires autorisés du rapport, la finalité de l'évaluation, la base et la date de valeur retenues, l'étendue de la visite et les pièces attendues, les méthodes envisagées, et le montant des honoraires au forfait, arrêté avant tout chiffrage. S'y ajoutent utilement la déclaration d'absence de conflit d'intérêts et le délai de remise. Ce document engage les deux parties et interdit toute redéfinition de la mission en cours de route ; il précise aussi qui paie l'expertise immobilière lorsque plusieurs personnes sont concernées. Un cabinet qui n'en propose pas doit être écarté avant même la question du prix.
Oui, à condition que les deux activités soient séparées et que le bien évalué ne soit ni sous mandat ni en cours de commercialisation par l'entité. La question n'est pas l'existence d'une agence dans le groupe, mais l'intérêt de l'évaluateur à l'opération : un expert qui espère le mandat de vente n'est plus indépendant. Exigez trois choses par écrit : une déclaration d'absence de conflit d'intérêts dans la lettre de mission et dans le rapport, des honoraires forfaitaires sans lien avec la valeur retenue, et l'engagement de non-commercialisation du bien évalué. Si l'une des trois manque, changez de cabinet.
Oui, et c'est plutôt bon signe. Un évaluateur refuse lorsqu'il n'a pas la pratique de l'actif — un camping, une clinique ou des murs monovalents ne s'improvisent pas —, lorsqu'un conflit d'intérêts existe (bien sous mandat, lien avec l'une des parties), lorsque les pièces indispensables ne lui sont pas communiquées, ou lorsque la finalité annoncée suppose une valeur décidée d'avance. Les règles de conduite de la RICS et la Charte de l'expertise en évaluation immobilière font de ce retrait un devoir professionnel. À l'inverse, un cabinet qui accepte tout, tout de suite et à n'importe quel prix vous renseigne sur la valeur de sa signature.
Non, et c'est logique : une contre-expertise suppose un second regard indépendant du premier. Adressez-vous à un autre cabinet en lui communiquant le rapport initial, la lettre de mission et les pièces, afin que la comparaison porte sur les mêmes bases et la même date de valeur. Vous pouvez en revanche demander au cabinet initial une révision de son propre rapport si un élément nouveau apparaît — bail retrouvé, autorisation d'urbanisme, sinistre — ou une actualisation à une nouvelle date de valeur. Ce sont deux prestations distinctes de la contre-expertise, et elles doivent être annoncées comme telles dans le document.
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