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Indemnité d’éviction : comprendre le calcul

Le 21 avril 2026

L' indemnité d'éviction est la contrepartie financière que le bailleur doit verser au locataire commercial lorsqu'il refuse de renouveler le bail à son…

Clause résolutoire du bail commercial : effets et procédure - Real Group

À retenir

  • L’indemnité d’éviction est due par le bailleur lorsqu’il refuse le renouvellement d’un bail commercial sans motif légal d’exclusion (article L145-14 du Code de commerce).
  • Elle comprend une indemnité principale — de remplacement ou d’éviction pure — et des indemnités accessoires (frais de déménagement, trouble commercial, réinstallation, licenciements).
  • Le montant dépend de la valeur du fonds de commerce, de sa transférabilité et des pertes réelles subies par le locataire.
  • Le bailleur peut refuser sans indemnité dans les cas limitativement prévus par l’article L145-17 du Code de commerce.
  • L’intervention d’un expert immobilier indépendant est déterminante pour objectiver le chiffrage et défendre les intérêts de chaque partie.

L’indemnité d’éviction est la contrepartie financière que le bailleur doit verser au locataire commercial lorsqu’il refuse de renouveler le bail à son expiration. Elle vise à compenser le préjudice subi par un commerçant ou un artisan contraint de quitter des locaux auxquels il a attaché sa clientèle, ses investissements et son activité. Elle se distingue de l’indemnité d’occupation, qui est une contrepartie temporaire du maintien dans les lieux, et du droit au bail, qui est la valeur de marché du droit à occuper le local jusqu’au terme du bail en cours.

Le calcul de l’indemnité d’éviction est l’un des exercices les plus techniques de l’expertise commerciale. Il mobilise plusieurs méthodes d’évaluation, exige une connaissance fine du marché local et suppose une analyse rigoureuse de la situation propre au fonds. Ce guide expose les fondements juridiques, les composantes du calcul et le rôle de l’expert dans ce type de mission.

Le fondement juridique : article L145-14 du Code de commerce

Le droit au renouvellement du bail commercial est un principe cardinal du statut des baux commerciaux, codifié aux articles L145-1 et suivants du Code de commerce. L’article L145-14 du Code de commerce pose la règle centrale : le bailleur qui refuse le renouvellement sans pouvoir invoquer un motif d’exclusion légale est tenu de verser au locataire une indemnité dite d’éviction, destinée à réparer le préjudice causé par ce refus.

Ce texte précise que l’indemnité d’éviction doit être égale au préjudice causé par le défaut de renouvellement. Cette formule volontairement ouverte implique que le montant n’est pas fixé forfaitairement : il résulte d’une évaluation au cas par cas, qui tient compte de la nature du fonds, de son état, de sa valeur, de sa localisation et des circonstances propres à l’éviction.

Le locataire évincé a le droit de se maintenir dans les lieux jusqu’au paiement effectif de l’indemnité, conformément à l’article L145-28 du Code de commerce. Pendant cette période, il verse une indemnité d’occupation dont le montant est généralement fixé à la valeur locative du local.

À l’inverse, certaines situations permettent au bailleur de refuser le renouvellement sans devoir d’indemnité. L’article L145-17 du Code de commerce prévoit notamment : le motif grave et légitime à l’encontre du locataire (inexécution grave des obligations du bail), la reprise des lieux pour démolition et reconstruction, ou l’inhabitation des lieux depuis plus de dix-huit mois. Ces cas d’exclusion sont d’interprétation stricte par les tribunaux.

Indemnité de remplacement ou indemnité d’éviction pure ?

La nature de l’indemnité principale varie selon que le fonds de commerce est ou non transférable dans d’autres locaux. C’est la première question que doit trancher l’expert, car elle conditionne l’ensemble du calcul.

Le fonds est transférable : l’indemnité de remplacement

Si l’activité peut se poursuivre dans d’autres locaux sans perte substantielle de clientèle, on est en présence d’un fonds transférable. L’indemnité principale est alors dite de remplacement : elle correspond au coût de réinstallation du fonds dans un local équivalent, dans la même zone commerciale ou une zone de chalandise comparable.

Dans ce cas, la base du calcul est la valeur de remplacement du fonds, c’est-à-dire le montant nécessaire pour reconstituer à l’identique — ou à l’équivalent — les conditions d’exploitation du locataire évincé. L’expert analyse la valeur du fonds (méthodes de valorisation adaptées à l’activité : chiffre d’affaires, résultat, actifs incorporels, clientèle), le coût d’accès à un local équivalent (droit au bail ou pas-de-porte), et les frais inhérents au transfert.

Cette approche conduit en général à une indemnité moins élevée qu’une indemnité d’éviction pure, dans la mesure où l’on raisonne sur la continuité de l’exploitation plutôt que sur sa disparition.

Le fonds est non transférable : l’indemnité d’éviction pure

Lorsque la clientèle est attachée à l’emplacement de manière indissociable — un restaurant de quartier dont la notoriété tient à sa situation, un commerce spécialisé implanté depuis longtemps dans un quartier précis — le fonds est dit non transférable ou difficilement transférable. Le préjudice est alors beaucoup plus grave : le locataire perd l’essentiel de sa valeur commerciale.

L’indemnité est dite d’éviction pure ou de perte du fonds. Elle correspond à la valeur marchande du fonds de commerce au moment de l’éviction, déterminée par les méthodes habituelles d’évaluation des fonds : multiple du chiffre d’affaires (selon les usages sectoriels), méthode de capitalisation du résultat ou approche par les transactions comparables.

La valeur retenue est celle que le fonds aurait atteint lors d’une cession libre sur le marché, au moment de l’éviction. L’expert doit se placer à cette date de référence et disposer de données de marché fiables et récentes.

Les indemnités accessoires

Au-delà de l’indemnité principale, l’article L145-14 du Code de commerce prévoit que l’indemnité d’éviction comprend également les indemnités accessoires, qui couvrent les différents postes de préjudice concrets subis par le locataire du fait de l’éviction.

Poste Description Conditions d’application
Frais de déménagement Coût du transfert du mobilier, du matériel et des stocks vers de nouveaux locaux ou vers un lieu de stockage. Fonds transférable principalement ; justificatifs requis.
Frais de réinstallation Travaux d’aménagement, mise aux normes, signalétique, dépôt de garantie et droits d’entrée dans le nouveau local. Fonds transférable ; plafonnés au strict nécessaire pour rétablir l’exploitation.
Trouble commercial Perte de chiffre d’affaires pendant la période d’interruption ou de perturbation de l’activité liée au déménagement. Sur justificatifs comptables ; calculé sur la durée réelle et prévisible de la perturbation.
Perte de clientèle spécifique Clientèle liée à l’emplacement et qui ne suivra pas dans le nouveau local, au-delà de ce qui a été pris en compte dans l’indemnité principale. Doit être distinct de l’indemnité principale pour éviter le double comptage.
Indemnités pour licenciements Indemnités légales de licenciement si des salariés ne peuvent pas être réemployés dans le nouveau local. Sur justificatifs RH et conventions collectives ; calculées au prorata des salariés concernés.
Frais de garde-meubles Coût du stockage temporaire si le nouveau local n’est pas immédiatement disponible. Sur justificatifs ; limité à la durée nécessaire.

La difficulté réside dans la démonstration et le chiffrage de ces postes. Les tribunaux exigent des justificatifs comptables, des devis, des factures ou des données de marché fiables. Un poste non justifié ou surévalué sera réduit par le juge ou par l’expert désigné amiablement. Un poste omis sera perdu.

La méthode de calcul : les étapes clés

L’évaluation de l’indemnité d’éviction suit un processus rigoureux, que l’expert mène de façon structurée.

1. Qualification du fonds. L’expert analyse l’activité, l’emplacement, la clientèle, l’ancienneté et les performances du fonds pour déterminer si le fonds est transférable ou non. Cette qualification conditionne la méthode principale.

2. Évaluation de la valeur du fonds. Pour un fonds transférable, il s’agit d’estimer le coût de remplacement. Pour un fonds non transférable, il s’agit de la valeur de marché au moment de l’éviction. L’expert mobilise les méthodes pertinentes selon l’activité : valorisation par le chiffre d’affaires, par le résultat d’exploitation, par comparaison avec des transactions sur des fonds similaires.

3. Chiffrage des indemnités accessoires. Chaque poste fait l’objet d’un calcul distinct, appuyé sur des justificatifs et des données de marché. L’expert veille à éviter les doubles comptages entre l’indemnité principale et les postes accessoires.

4. Vérification de la cohérence d’ensemble. Le total des composantes est confronté à la réalité économique de la situation. Un montant manifestement disproportionné au regard de la valeur économique du fonds doit être justifié par des circonstances particulières.

5. Présentation contradictoire. Dans un contexte amiable, l’expert présente ses conclusions aux deux parties et recueille leurs observations avant de déposer son rapport. Dans un contexte judiciaire, le processus contradictoire est structuré par le Code de procédure civile.

Pour aller plus loin sur l’évaluation du droit au bail — composante distincte mais étroitement liée —, la page évaluation du droit au bail détaille les méthodes d’estimation de cette valeur commerciale fondamentale.

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Bailleur ou locataire, Réal Group intervient en expertise amiable et judiciaire sur le calcul de l’indemnité d’éviction à Bordeaux et en Gironde. Nos experts RICS et TEGoVA objectivent le chiffrage et vous accompagnent jusqu’à la résolution du dossier.

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Remplacement vs éviction pure : quel impact sur le montant ?

La différence de qualification a des conséquences financières très significatives. Un fonds dont la clientèle est locale, habituée et attachée à l’adresse peut valoir plusieurs années de chiffre d’affaires net. La même activité dans un emplacement de passage, avec une clientèle volatile, peut être valorisée à un multiple bien plus faible.

Dans la plupart des contentieux, le locataire soutient que le fonds est non transférable (pour maximiser l’indemnité), tandis que le bailleur argumente que le fonds est transférable (pour minimiser le coût de l’éviction). L’expert doit se positionner de manière indépendante et objectiver son analyse sur des données de marché, des données commerciales et une analyse précise de la clientèle.

La jurisprudence est abondante sur ce point. Les juges du fond disposent d’un pouvoir souverain d’appréciation, mais ils s’appuient très largement sur les conclusions de l’expert désigné. Un rapport bien construit, avec une analyse claire de la transférabilité et des méthodes d’évaluation argumentées, est le meilleur outil pour aboutir à un chiffrage équitable.

L’indemnité d’éviction n’est pas un plafond négocié : c’est un préjudice réel qui se chiffre sur la base de données économiques vérifiables. L’expert est le tiers qui objectiver ce chiffrage.

Le rôle de l’expert immobilier dans l’évaluation

Le recours à un expert immobilier indépendant est déterminant dans les dossiers d’indemnité d’éviction, que la procédure soit amiable ou contentieuse.

En dehors de tout litige, bailleur et locataire ont intérêt à mandater un expert commun pour objectiver le chiffrage et prévenir un contentieux long et coûteux. L’expertise amiable est plus rapide, moins onéreuse et permet une issue négociée sur des bases solides. Elle peut s’inscrire dans le cadre d’une expertise droit au bail ou directement dans une mission dédiée à l’indemnité d’éviction.

En cas de désaccord entre les parties, l’expertise judiciaire prend le relais. Le juge peut désigner un expert judiciaire inscrit sur la liste de la Cour d’appel pour déterminer le montant de l’indemnité. Cette mission est conduite dans le respect du principe contradictoire : chaque partie peut faire valoir ses arguments, soumettre des dires et produire des pièces à l’expert.

Dans les deux cas, l’expert mobilise les mêmes outils : analyse du bail, collecte des données d’exploitation (bilans, comptes de résultat sur trois à cinq ans), évaluation par les méthodes sectorielles, recherche de transactions comparables, analyse de l’emplacement et de la clientèle. La qualité du rapport dépend directement de la rigueur de cette collecte et de la pertinence des méthodes appliquées.

Le pôle expertise droit au bail et indemnité d’éviction de Réal Group intervient sur ces missions à Bordeaux, en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine, dans le respect des standards RICS Red Book 2022 et des référentiels TEGoVA.

Les points de tension fréquents dans les dossiers d’éviction

Plusieurs points cristallisent régulièrement les désaccords entre bailleur et locataire dans les dossiers d’indemnité d’éviction.

La date de référence de l’évaluation. L’indemnité est calculée à la date de l’éviction effective, pas à la date de la notification du refus de renouvellement. Si le locataire se maintient dans les lieux pendant plusieurs mois — parfois plusieurs années — en attendant le règlement du litige, la date retenue peut avoir un impact significatif sur les valeurs de marché constatées.

La définition du périmètre du fonds. Le fonds de commerce comprend les éléments incorporels (clientèle, enseigne, droit au bail, contrats) et les éléments corporels (matériel, agencements). L’expert doit identifier précisément ce qui est inclus dans l’évaluation pour éviter les doubles comptages ou les oublis.

La qualité des données comptables. L’évaluation du fonds repose sur les performances économiques réelles de l’exploitation. Des bilans manquants, des données comptables incomplètes ou des exercices atypiques (COVID-19, travaux de voirie, fermeture exceptionnelle) compliquent le calcul et exigent des ajustements. L’expert doit traiter ces situations avec méthode et transparence.

L’articulation avec le droit au bail. La valeur du droit au bail est parfois incluse dans l’évaluation du fonds de commerce (méthode dite « globale »), ou traitée séparément. L’expert doit être explicite sur la méthode retenue pour éviter tout risque de double comptage. Pour en savoir plus sur la définition et les mécanismes du droit au bail, un guide spécifique est disponible.

Le trouble commercial. Ce poste est souvent surestimé par le locataire ou minoré par le bailleur. L’expert doit le calculer sur la base de données économiques réelles (perte de marge sur la durée d’interruption ou de perturbation) et non sur des projections hypothétiques.

Questions fréquentes sur l’indemnité d’éviction

Les points les plus souvent abordés par les propriétaires et les locataires commerciaux.

Qu’est-ce que l’indemnité d’éviction en bail commercial ?

L’indemnité d’éviction est la somme que le bailleur doit verser au locataire commercial lorsqu’il refuse de renouveler le bail sans pouvoir invoquer l’un des motifs d’exclusion prévus par l’article L145-17 du Code de commerce. Elle est définie à l’article L145-14 du Code de commerce. Son montant est égal au préjudice causé par le défaut de renouvellement : il comprend une indemnité principale (valeur du fonds ou coût de remplacement) et des indemnités accessoires (frais de déménagement, trouble commercial, réinstallation, licenciements). Elle n’est pas due si le bailleur peut justifier d’un motif grave et légitime ou d’une reprise légale des locaux.

Comment est calculée l’indemnité d’éviction ?

Le calcul repose sur la qualification du fonds (transférable ou non) et sur les données économiques réelles de l’exploitation. Si le fonds est transférable, l’indemnité principale correspond au coût de remplacement — valeur du fonds plus coût d’accès à un local équivalent. Si le fonds est non transférable, l’indemnité principale correspond à la valeur vénale du fonds au moment de l’éviction, déterminée par les méthodes sectorielles habituelles (multiple de chiffre d’affaires, capitalisation du résultat, comparables). S’y ajoutent les indemnités accessoires justifiées par des pièces comptables. L’ensemble est calculé par un expert immobilier indépendant.

Dans quels cas le bailleur ne doit-il pas l’indemnité d’éviction ?

L’article L145-17 du Code de commerce prévoit plusieurs cas où le bailleur peut refuser le renouvellement sans indemnité : motif grave et légitime à l’encontre du locataire (notamment une inexécution grave des obligations du bail, comme le non-paiement des loyers ou l’usage des locaux à des fins non autorisées), reprise des locaux pour les démolir et les reconstruire dans les conditions légales, et inhabitation des lieux depuis plus de dix-huit mois. Ces cas sont d’interprétation stricte : le bailleur doit les établir avec précision, sous peine de voir sa position requalifiée et l’indemnité d’éviction mise à sa charge.

Quelle est la différence entre l’indemnité d’éviction et le droit au bail ?

Ce sont deux notions distinctes qui se recoupent partiellement. Le droit au bail est la valeur de marché du droit à occuper les locaux commerciaux jusqu’au terme du bail en cours : c’est une valeur patrimoniale que le locataire peut céder. L’indemnité d’éviction est une indemnisation due par le bailleur lorsqu’il refuse le renouvellement : elle compense la perte du fonds et des droits du locataire sur l’emplacement. Dans les méthodes d’évaluation, la valeur du droit au bail peut être intégrée à l’évaluation du fonds de commerce ou calculée séparément, selon l’approche retenue par l’expert. Un double comptage doit être évité.

Faut-il un expert pour contester ou défendre une indemnité d’éviction ?

Oui, dans presque tous les cas. L’évaluation d’une indemnité d’éviction mobilise des méthodes d’expertise spécialisées (valorisation de fonds de commerce, analyse de l’emplacement, connaissance du marché local) et repose sur des données économiques qu’il faut analyser avec rigueur. Un expert immobilier indépendant, certifié RICS ou TEGoVA, garantit un chiffrage objectif et documenté, accepté par les deux parties ou défendable devant un tribunal. À Bordeaux, Réal Group intervient en expertise amiable et judiciaire sur ces missions, avec une maîtrise des marchés commerciaux bordelais et girondins.

Quelle est la différence entre l’indemnité d’éviction et l’indemnité d’occupation ?

L’indemnité d’occupation est la somme versée par le locataire au bailleur pendant la période de maintien dans les lieux après le refus de renouvellement et jusqu’au paiement de l’indemnité d’éviction (article L145-28 du Code de commerce). Elle remplace le loyer conventionnel et est généralement fixée à la valeur locative du local. L’indemnité d’éviction, à l’inverse, est due par le bailleur au locataire en compensation de la perte du fonds et des droits attachés à l’emplacement. Les deux coexistent dans la même procédure mais vont en sens inverse : le locataire perçoit l’indemnité d’éviction et verse l’indemnité d’occupation.

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